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jeudi 19 mai 2016

Le Prestige de Christopher Nolan



Le Prestige de Christopher Nolan

Tout d'abord, je ne spoilerai pas le film, je ne parlerai donc pas de l'histoire mais bien de mon ressenti.

Christopher Nolan aka mon réalisateur/scénariste préféré avec Woody Allen.  Chacun de ses films est un chef d’œuvre, je me retrouve soit scotchée à mon siège (merci Interstellar), soit prise d'une subite envie de regarder le film une nouvelle fois tellement le twist final est impressionnant et que tout s'éclaire durant les dernières minutes (Inception ou Le prestige). A mes yeux, il est le maître de la mise en abyme et des fins complètement renversantes. Il a toujours la volonté d'épater le spectateur et de le mettre dans une position de doute durant tout le film, on a vraiment un rôle actif dans le sens où nous élaborons nous-mêmes nos conjectures puisque la fin est toujours ouverte et il joue avec nous, le pire c'est que l'on en redemande. 

Résumé : Londres, au début du siècle dernier...
Robert Angier et Alfred Borden sont deux magiciens surdoués, promis dès leur plus jeune âge à un glorieux avenir. Une compétition amicale les oppose d'abord l'un à l'autre, mais l'émulation tourne vite à la jalousie, puis à la haine. Devenus de farouches ennemis, les deux rivaux vont s'efforcer de se détruire l'un l'autre en usant des plus noirs secrets de leur art. Cette obsession aura pour leur entourage des conséquences dramatiques...

Ce film est tiré du livre éponyme "Le Prestige" de Christopher Priest, datant de 1995. Il mélange tout ce que j'aime à savoir film d'époque (on ne se refait pas !), thriller et fantastique, d'après moi c'est le mélange parfait pour obtenir un film détonnant et celui-ci n'y échappe pas ! 
Ce film est un labyrinthe, au début nous sommes perdus, nous ne savons pas dans quel ordre chronologique classer les éléments qui nous sont présentés, au fur et à mesure tout se délie et nous prenons peu à peu conscience de tous les tenants et aboutissants de cette guerre d'ego. 
Mais ce n'est pas tout, en plus d'obtenir un mix de genres parfait, nous nous rendons compte dans les dernières minutes, que le film est en fait construit sur la base d'une mise en abyme ! En effet, l'œuvre de Nolan est un tour de magie, il se décompose en 3 actes : la promesse (l'introduction du film présentant le contexte), l'effet (toutes les péripéties des personnages) et le prestige (la surprise que constitue la fin du film). 

Nous nous rendons compte que nous avons été nous-mêmes piégé et qu'il nous faudra revoir le film plusieurs fois pour comprendre les manœuvres utilisées par Nolan.

Ce film permet aussi de se questionner: la fin justifie-t-elle les moyens ? Où se place l'éthique dans la course à la gloire ? Jusqu'où peut aller le sacrifice quand il est question d'ambition ?

A vous d'en tirer vos propres conclusions mais une chose est certaine, ce film est magistral !  

10/10

dimanche 13 mars 2016

Avis Film #1: Spotlight de Tom McCarthy



Spotlight
L'affiche du film en dit beaucoup: l'équipe sera seule contre tous, à contre courant de la pensée dominante




        Ce film se passe aux États-Unis et plus précisément à Boston, dans les années 2000. Le ton est donné dès la première scène: un prêtre/une station de police/des enfants, nous aurons à faire à des scandales sexuels concernant les ecclésiastiques de la ville.

       J'ai d'ailleurs trouvé ce premier passage très intéressant: après avoir été accusé d'attouchement sexuel sur un enfant, nous comprenons vite qu'il n'y aura pas de conséquences pour le prêtre, en effet, son supérieur vient le chercher et le policier ne peut rien faire. Il y a d'ailleurs un plan très intéressant où nous pouvons voir les deux religieux monter dans une voiture berline noir (qui fait très mafieux cela dit en passant), l'officier les regarde s'éloigner jusqu'à ce que la voiture tourne à l'angle de la rue : c'est trop tard une fois de plus ils se sont échappés.

        C'est ce qui motivera l'équipe du Boston Globe tout au long du film: révéler au grand jour les pratiques les plus malsaines de ces prêtres. L'action se découpe alors en 3 parties:

*La présentation de l'équipe, de la ville et de la façon de penser des habitants de Boston

                -La rédaction Boston Globe accueille un nouveau rédacteur en chef, Marty Baron (campé par Liev Schreiber). C'est grâce à lui que tout va commencer, il charge l'équipe Spotlight (5 journalistes, ou plutôt investigateurs,  qui traitent des sujets de fonds durant plusieurs mois pour publier un dossier entier) d'écrire sur le scandale des prêtres pédophiles. Mais au delà de cela, de prouver la culpabilité de l'Eglise toute entière, notamment du très influent Cardinal Law. Démontrer qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé mais d'une mécanique bien huilé permettant de faire disparaitre la poussière sous le tapis en transférant tous les prêtres soupçonnés dans d'autres diocèses.

                -Nous nous rendons compte durant ce passage, que la ville de Boston est composé de personnes très religieuses. Les prêtres sont des institutions. Il est d'autant plus difficile d'écrire sur des personnes influentes

*Le travail d'investigation et la recherche de soutien

                -L'équipe de Spotlight accepte finalement de traiter ce sujet. Ils décident alors de contacter les victimes. Celles-ci sont très fermées, leur famille nie tout ce qu'il s'est passé. Vient le cas d'un homme très touchant qui raconte avec beaucoup de sincérité les abus qu'il a subi. La scène est d'autant plus prenante que les révélations se font sur le banc d'un parc où l'on peut voir les enfants jouer derrière.

                -L'Eglise est très influente, ses partisans sont nombreux: l'équipe de Spotlight se trouve devant le mur de nombreuses fois: les menaces de l'Eglise, des pièces du dossier au tribunal manquantes.  Au fur et à mesure des révélations l'ambiance est de plus en plus oppressante, nous apprenons que le prêtre du lycée de Boston était pédophile, que le personnel était plus ou moins au courant mais cherchait à fermer les yeux

*Le dénouement: la publication de l'affaire

La dernière partie du film est impressionnante, après avoir suivi l'affaire à distance, les spectateurs se trouvent confronter à la réalité: Boston n'est pas la seule ville concernée et la pédophilie constitue un problème de société. En effet, nous pouvons voir défiler sur un fond noir le nom des villes et pays concernés par ces affaires, je peux vous le dire, la salle était très silencieuse notamment lorsque la France est apparue dans la liste.

samedi 2 janvier 2016

Avis #7: Demain j'arrête de Gilles Legardinier


Demain j'arrête

Un roman très frais et léger qui vous assure de passer un moment agréable

De quoi parle ce livre ?
Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?
Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher…
Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…

Ce que j'en ai pensé ?
Pour tout vous avouer j'étais assez sceptique au début de cette lecture... J'avais l'impression que l'auteur désirait à tout pris faire de l'humour à chaque page (avec plus ou moins de succès) et cela devenait assez lourd. 

Puis je me suis faite emporter par l'histoire et au fur et à mesure des pages, j'ai découvert un roman avec plein de bons sentiments, pas prise de tête et assez drôle finalement. Je repense encore à la scène du bonnet péruvien avec la fameuse phrase "hola senor" qui m'a valu un fou rire dans le train.

Les personnages sont vraiment attachant et nous avons l'impression de faire partie de la bande de copines de Julie.
C'est un livre avec lequel on passe un bon moment, un sourire niais collé au visage c'est vraiment LE livre de la tendance "feel-good. Nous n'en demandons pas plus à ce roman, il remplie parfaitement sa mission !

Le +: la couverture est étrangement attirante 

8/10